Jean Pons

L'art comme le bonheur est un risque

Du 06 Octobre au 30 Décembre 2018



Le musée de l’Hospice Saint-Roch présente une exposition rétrospective consacrée au peintre Jean Pons (1913-2005), dont l’atelier réputé de lithographie parisien fut fréquenté par tous les artistes majeurs de la seconde moitié du XXe siècle : de Bram van Velde à Appel, de Nicolas de Staël à Poliakoff, d’Hartung à Lapicque. Cette exposition rassemblera environ 80 peintures et retracera le parcours d’un artiste singulier et sensible, de ses débuts dans les années 1940 aux années 2000, et provenant de collections particulières.

Connu comme l’un des lithographes les plus doués et attentifs de la seconde moitié du XXe siècle, Jean Pons (1913-2005) a su se faire l’interprète sensible et souvent inégalé des oeuvres d’artistes de son temps, de Bram Van Velde, l’un des premiers artistes à collaborer avec lui, à Karel Appel, Arp, Hélion, Lanskoy, Lapicque, Delaunay, Debré… Diplômé très jeune de l’Ecole supérieure des arts graphiques Estienne, Jean Pons avait créé dès 1938 son atelier de lithographies à Paris.
Mais il fut également un peintre toute sa vie, des années 1940 aux années 2000, poursuivant des thématiques et des techniques toutes personnelles avec singularité et toujours la même discrétion.
L’exposition du musée de l’Hospice Saint-Roch réunit environ 80 œuvres du peintre Jean Pons, provenant de diverses collections privées et parcourant l’ensemble de sa création et ses différentes périodes :

-Jusque dans les années 1945-47 : Jean Pons peint et participe à plusieurs salons (Salon des indépendants, Salon des moins de trente ans, Salon des Tuileries, Salon d’Automne…). Si ses figures (nus, visages) évoquent des formes géométriques elles sont encore très dessinées, sa palette est franche et contrastée. Peu à peu, sa peinture évolue vers une abstraction plus radicale. Il rencontre Aimé Césaire en  qui devient son ami. Il réalise dès lors une série de toiles inspirées par la poésie de son ami.

-Dans les années 1950 : Jean Pons intègre le groupe des peintres de la Nouvelle Ecole de Paris et participe à la création, aux côtés de Messagier, Estienne, Duvillier et Néjad, du Salon Octobre en 1952 dont il est le secrétaire général. Il présente ses premières expositions personnelles, notamment à la galerie Suzanne Michel où il expose ses toiles avec ellipses et ses « cocottes » peintes, mais aussi à la galerie Colette Allendy dont le catalogue d’exposition est préfacé par Michel Ragon. Il exposera régulièrement auprès des artistes du groupe COBRA ou des peintres abstraits avec lesquels il collabore par ailleurs : Lapicque, Messagier, Istrati, Poliakoff…

-Dans les années 1960 : Jean Pons  peint avec une liberté croissante et dans un style de plus en plus personnel. Il s’affranchit des règles. Il peint à l’éponge des tâches dans lesquelles se dessinent des visages et des silhouettes animales ou humaines. Il pratique également le collage pour évoquer des univers parfois proches de ceux de Max Ernst.

-Les années 1970/1980 : Jean Pons confie l’atelier de lithographies à sa fille Babette et quitte Paris pour la Provence où il s’adonne à la peinture sans retenue. C’est sa période sans doute la plus féconde : peinture et collages s’y côtoient. Il peint en utilisant les encres à lithographie, à la fois plus épaisse et plus liquide, qu’il manie « au pistolet ». Il développe une iconographie qu’il intitule « Mitraillomachie » évoquant des scènes avec des chevaux, scènes de guerre ou de luttes, dans une palette aux couleurs fluo…

-Des années 1990 aux années 2000 : Désormais installé à Eygalières dans le sud de la France, Jean Pons  poursuit son travail en revenant aux taches qu’il avait pratiquées dans les années soixante, mais d’une façon encore plus éclatée où l’on distingue parfois des visages ou des silhouettes de chevaux.

Publication :

A l’occasion de cette rétrospective, un catalogue est publié par le musée de l’Hospice Saint-Roch rassemblant des textes de :

Lydia Harambourg, Janus et démiurge

Alain Matarasso, Lettre à Jean Pons

Michel Lequenne, Jean Pons, Mon ami

Prix : 20 euros


Commissariat d’exposition :

- Lydia Harambourg : historienne et critique d’art.

- Patrice Moreau, conservateur au Musée de l’Hospice Saint-Roch, Issoudun.




Le musée de l’Hospice Saint-Roch


Horaires d'ouverture au public

Tous les détails dans la rubrique Info pratiques

02 54 21 01 76

musee@issoudun.fr

Rue de l'Hospice Saint-Roch
36100 Issoudun, France

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